Malgré de nouvelles dispositions légales prises pour favoriser l’emploi des salariés les plus expérimentés, bien des stéréotypes restent à combattre.
En France, bien qu’en hausse constante depuis 2000, le taux d’emploi des 55-64 ans, désormais à 60,4 % en 2024, reste inférieur de cinq points à la moyenne européenne. Il est de l’ordre de 40 % pour les 60-64 ans, contre un peu plus de 50 % dans l’ensemble de l’Union européenne.
Les raisons de ce décrochage sont assez bien documentées. L’âgisme est un phénomène récurrent dans les entreprises françaises, où l’on vieillit professionnellement plus vite qu’ailleurs : dans une enquête Ipsos de 2022, les candidats à l’embauche se percevaient ainsi comme senior à partir de 53 ans, les recruteurs fixant la barre encore plus basse, à partir de 50 ans !
Il reste donc beaucoup à faire à la fois pour accroître les effets positifs de la cohabitation des générations, construire de vraies politiques de fin de carrière et sortir ainsi du « clair-obscur » dans lequel reste plongé » le débat sur l’emploi des seniors. Certains secteurs semblent l’avoir compris, comme le BTP, qui a décidé de s’ouvrir davantage aux seniors, à la fois parce que les entreprises vont devoir faire face à des départs à la retraite massifs (30 % des effectifs d’ici 2030 selon la CAPEB), mais aussi parce qu’il s’agit de métiers dans lesquels la valeur de l’expérience
-> Retrouvez notre dossier complet dans le n°159 des Cahiers du BTP

