La confédération a cosigné une lettre ouverte à l’Autorité des marchés financiers contre le greenwashing dans le secteur financier. Explications.
Avec une vingtaine de personnalités de la société civile (chercheurs, économistes, ONG), Nicolas Blanc, Secrétaire national à la transition économique, a cosigné, au nom de la CFE-CGC, une lettre ouverte à l’AMF contre le greenwashing. Une façon, selon lui, d’aligner les actes avec les engagements pris pour la transition écologique, dont la finance durable est une des priorités identifiées.
« D’année en année, les dérèglements s’amplifient sous l’effet du changement climatique. Il n’y a plus de temps à perdre et nous devons accélérer cette transition écologique en mettant tout en œuvre afin de pousser les différents acteurs économiques et politiques à se mettre en cohérence avec ces enjeux », estime Nicolas Blanc, dans une interview publiée sur le site de la Confédération.
Alors qu’un grand nombre de fonds français ou internationaux, prétendument durables, continuent à investir dans de nouveaux projets fossiles, ils contribuent en fait à l’expansion d’énergies fortement émettrices de CO2 qu’il faut drastiquement réduire pour respecter les engagements de l’accord de Paris entré en vigueur en 2016, et limiter la hausse des températures à 1,5 degré. « La CFE-CGC tient à rappeler que les salariés, à travers leur épargne, veulent être partie prenante du changement, affirme Nicolas Blanc. On ne veut donc plus être dupés et instrumentalisés par des acteurs peu scrupuleux. Nous demandons donc à l’AMF de prendre des mesures strictes et dissuasives pour sanctionner ces pratiques. Le greenwashing, ça suffit ! »
La CFE-CGC a notamment été la seule organisation syndicale à signer en 2023 une lettre ouverte à la Première ministre pour la refonte du label ISR (investissement socialement responsable) destiné à l’épargne salariale, en demandant des exigences fortes sur les énergies fossiles.
->Lire l’interview de Nicolas Blanc sur le site de la CFE-CGC

