Le baromètre du cabinet spécialisé Empreinte Humaine montre que près d’un salarié sur deux est désormais en détresse psychologique.
Les études sur la santé mentale des salariés se suivent et, malheureusement, se ressemblent… Après la grande enquête de l’Apec publiée en octobre (voir notre article), le 15e baromètre Empreinte Humaine, réalisé avec Ipsos bva, montre que les salariés sont de plus en plus nombreux à se trouver en détresse psychologique.
47 % des salariés sont concernés, un niveau en hausse par rapport au précédent baromètre et qui touche majoritairement les moins de 30 ans, les femmes et les agents publics. 32 % de ces salariés sont en risque de burn-out et 12 % se trouvent déjà en burn-out. La souffrance peut être aussi physique : 52 % des sondés déclarent des douleurs musculosquelettiques, 49 % des troubles du sommeil et 38 % des maux de tête…
Un salarié sur trois déclare vivre une solitude sociale et près de 3 sur 10 une solitude émotionnelle. Les jeunes (40 %) et les managers (45 %) sont les plus touchés. Pourtant, relève le baromètre, moins d’une entreprise sur deux propose un accompagnement dédié, alors même que leur présence fait bondir le climat de sécurité psychologique de 17 % à 42 %.
La détresse psychologique est tout sauf un sujet anodin : « Lorsqu’elle n’est pas traitée, rappelle dans Le Monde Christophe Nguyen, psychologue du travail et président d’Empreinte humaine, elle risque d’entraîner des problèmes de santé plus graves, tels que diverses maladies psychosomatiques, l’hypertension artérielle, différents troubles anxieux, la dépression sévère et des troubles addictifs. »

