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Jacques Lladeres : « Redynamiser l’action de notre syndicat dans les structures européennes »

L’expert en charge des questions européennes nommé par la direction du syndicat explique ses objectifs et sa stratégie.

Pourquoi vous a-t-on confié le rôle d’expert sur les questions européennes ?
Je suis un Européen convaincu et j’ai une forte appétence personnelle pour tout ce qui a trait aux questions européennes. J’ai, par exemple, siégé, en même temps que Vincent Bogucki, au comité européen de Vinci entre 2015 et 2021 et cela a d’ailleurs été l’un de mes derniers mandats de représentant du personnel.

Fort de ces convictions, que partage Vincent, je voulais depuis longtemps que la CFE-CGC BTP s’y intéresse, alors qu’elle n’avait plus d’action en la matière. J’estimais qu’il fallait redynamiser l’action de notre syndicat dans les structures européennes et auprès des instances dédiées à l’Europe à la confédération, même si la décision a été prise d’attendre le Congrès de la confédération en juin prochain pour nommer des représentants CFE-CGC BTP dans ces instances.

Quels sont vos objectifs ?
Je voudrais d’abord rappeler une particularité historique : la CFE-CGC BTP a fait partie en 1993 des cofondateurs de la Fédération européennes des cadres de la construction (FECC), qui est aujourd’hui un peu en sommeil et que nous souhaiterions relancer et la FECC est une des fédérations de la Confédération européenne des cadres (CEC). Cette dernière concerne plutôt les cadres supérieurs et de direction, alors que notre syndicat, en s’adressant aux ingénieurs, encadrants, techniciens et agents de maîtrise du secteur du BTP est plus proche de la Confédération européenne des syndicats (CES). Nous devons donc trouver notre place légitime.

Au niveau local, nos datas ne sont pas à jour et nous devons mener un véritable travail d’inventaire pour connaître toutes les entreprises du BTP qui ont un comité européen. Ce travail nous permettra de répertorier tous ceux dans lesquels on existe… et ceux dans lesquels nous ne sommes pas. C’est clair : il faut se réarmer sur l’Europe et ce travail de remise à niveau va nous occuper pendant une paire d’années… Il nous permettra aussi de nous donner une identité aux yeux des institutions européennes. Notre représentant chez Eiffage, Samir Bairi, pourrait être un fer de lance de nos actions européennes

Quelles vont être vos premières actions ?

Nous avons déjà organisé une réunion d’introduction et d’échange sur la situation le 27 janvier. Une prochaine est programmée le 23 avril pour mettre en œuvre notre plan d’action. À cette date, le travail de recherche et de validation de la data que j’évoquais aura déjà bien avancé. Il sera alors temps de « souffler sur les cendres » de la FECC, d’une part en s’appuyant sur notre réseau de représentants dans les comités européens, d’autre part en identifiant les collègues étrangers avec qui nous pourrions coopérer. Le chantier n’en est qu’à ses prémices !