Riche d’un parcours au sein de plusieurs organisations professionnelles et transverses, Jean-Bertrand Heyral compte apporter sa pierre au renforcement du poids et de l’influence de notre syndicat.
Nommé Secrétaire général de la CFE-CGC BTP, Jean-Bertrand Heyral aura pour mission principale de « renforcer et ancrer davantage le syndicat dans le champ du dialogue social du Bâtiment, des TP et des professions connexes », explique celui qui a rejoint le siège de la rue de Londres début septembre.
Il veut pour cela accroitre la visibilité et l’implication du syndicat dans le champ du paritarisme, développer l’audience de ses messages et actions auprès des publics cadres et ETAM du BTP (qui, rappelle-t-il, représentent un tiers des personnels de notre secteur), faire croître les adhésions, les candidats et les élus, et donc la représentativité de la CFE-CGC BTP lors du cycle d’élections professionnelles de 2027.
Âgé de 51 ans, titulaire d’un Master 2 en droit des affaires de l’université d’Aix-en-Provence et d’un MBA de la Montpellier Business School, Jean-Bertrand Heyral a effectué l’ensemble de sa carrière dans des organisations transverses, « plutôt professionnelles et non partisanes ». Il a notamment occupé successivement depuis 2010 les postes de Délégué à la Fédération Française des Métiers de l’Incendie (FFMI) et à l’Union des Transformateurs du Verre Plat (UDTVP).
« Ma trajectoire professionnelle m’a permis de travailler dans divers segments de l’économie proches du monde du BTP, explique-t-il. La quinzaine d’années durant lesquelles je me suis occupé de dossiers de sécurité incendie m’a amené à collaborer avec des dirigeants et cadres du BTP. Je connais bien l’univers technico-normatif du secteur et les contraintes pour construire et protéger un bâtiment ainsi que ses occupants. »
Alors que la CFE-CGC a le vent en poupe, Jean-Bertrand Heyral a à cœur de « conforter cette dynamique » au sein de la construction et du BTP. Il souhaite aussi « prendre à bras-le-corps les attentes et les inquiétudes des personnels face aux grands défis qui embrassent la population des cadres, à commencer par l’IA, qui est une véritable bascule ».
Parmi les autres dossiers qui retiennent son attention figurent les grands chantiers de l’interpro, à commencer par les retraites, et les problématiques traditionnelles du BTP : la sécurité sur les chantiers, l’adaptation au changement climatique et les délégations de pouvoirs et de signatures, qui restent « des sujets de crispation », selon lui. « On a l’impression que le management se retrouve entre l’enclume et le marteau, entre la direction et le client, et que c’est sur lui que pèse toute la responsabilité. » Un défi d’ampleur auquel il compte bien accorder une grande attention.

