
Les intentions de recrutement de cadres des entreprises sont tombées à leur plus bas niveau et les cadres eux-mêmes restent prudents sur la mobilité, selon le nouveau baromètre trimestriel de l’Apec.
Seules 7 % des entreprises ont envisagé d’embaucher au moins un cadre au 3e trimestre 2026, selon le Baromètre des intentions de recrutement et de mobilité des cadres de l’Apec. Un plancher inédit depuis plusieurs années. Même les ETI et les grandes entreprises, habituellement plus offensives, revoient leurs ambitions à la baisse, avec 42 % seulement prévoyant d’embaucher, contre 45 % un an plus tôt.
Le recrutement de cadres n’évolue pas de la même façon partout. Les services à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie-R&D, conseil) marquent le pas, avec un recul de 4 points en un an, à 10 %. À l’inverse, l’industrie tire son épingle du jeu : +2 points en un an, à 11 %, portée par l’aéronautique et la construction navale, deux filières qui continuent d’embaucher.
Le climat économique pèse sur le moral des cadres. 75 % se disent inquiets face à la conjoncture, soit 2 points de plus qu’il y a un an, et 28 % se sentent même menacés par un licenciement (38 % chez les moins de 35 ans, soit 10 points de plus). Résultat : la prudence domine.
Seuls 13 % des cadres envisagent un changement d’entreprise dans les trois mois, contre 15 % l’an passé. À moyen terme, 38 % prévoient une mobilité externe dans les 12 mois, dont 56 % des moins de 35 ans. En cause : 58 % jugent qu’il serait difficile de retrouver un poste équivalent.

