La confédération a organisé une journée d’étude sur les comités d’entreprise européens et le devenir de l’instance à l’aune de la récente révision de la directive européenne.
Engagée de longue date en faveur du dialogue social transnational, la CFE-CGC a organisé, le 31 mars au siège confédéral, une journée d’étude dédiée aux CEE, la seule instance de dialogue social et de représentation du personnel reconnue juridiquement au niveau international. Le sujet est central tant, dans les groupes multinationaux, les CEE jouent un rôle essentiel en présence, au plus haut niveau, des représentants des salariés de plusieurs pays et des représentants de la direction.
Alors que l’Union européenne a adopté, fin 2025, la révision de la directive sur les comités d’entreprise européens, un progrès important pour en moderniser le fonctionnement et renforcer le dialogue social dans les groupes transnationaux, la CFE-CGC, sous l’impulsion du secteur Europe, international et droits humains, a réuni de nombreux militants et acteurs du dialogue social pour évoquer les enjeux et les perspectives de cette révision. Celle-ci doit en effet désormais faire l’objet, dans les deux ans, d’une transposition nationale dans chaque État membre, en associant les partenaires sociaux dont la CFE-CGC en France.
Riche d’enseignements et de témoignages, cette journée d’étude s’est conclue par une séance de questions-réponses, laquelle a notamment permis de rappeler qu’en 2023, seules 1 000 entreprises environ disposaient d’un CEE opérationnel, soit moins d’un tiers des 3 600 qui devraient en être dotées. Un chiffre qui met en lumière l’importance du travail de formation et d’accompagnement des militants syndicaux, et le chemin qui reste à parcourir pour l’intégration des CEE au sein des grandes entreprises.
-> Lire l’article complet de Mathieu Bahuet et François Tassain sur le site de la CFE-CGC
-> « Redynamiser l’action de notre syndicat dans les structures européennes » : 3 questions à Jacques Lladeres, expert en charge des questions européennes auprès de la direction de la CFE-CGC BTP.

