La Journée du LaborIA a fait le bilan de quatre années de recherche sur l’impact de l’intelligence artificielle au travail.
La question du dialogue social autour des technologies d’IA devient centrale. Comment accompagner la transformation des entreprises tout en s’assurant que l’IA ne soit pas simplement un outil de rentabilité ou de rationalisation du travail, mais serve réellement les intérêts du personnel ainsi que des utilisateurs ?
C’est pour une approche de l’IA professionnelle, mais aussi inclusive et solidaire qu’est née LaborIA, une convention de recherche lancée en 2022 entre l’Inria et le ministère du Travail qui a pour ambition de devenir un centre de référence sur l’IA en entreprise. La Journée du LaborIA, organisée le 15 janvier, à laquelle participait la CFE-CGC, était l’occasion d’échanger entre chercheurs, syndicats, administrations et entreprises durant quatre tables rondes.
Elle a notamment permis de faire le point sur le projet Dial-IA, développé par l’IRES et quatre organisations syndicales dont la CFE-CGC, pour accompagner les entreprises et organisations dans le dialogue social. « Cette boîte à outil consiste en un kit du dialogue social dans l’entreprise, qui propose plusieurs solutions afin de bâtir une stratégie syndicale, qui passe par l’accompagnement des adhérents et militants, afin de les faire monter en compétence sur ce sujet », explique Nicolas Blanc, secrétaire national CFE-CGC à la transition économique et expert du partenariat mondial sur l’IA auprès de l’OCDE.
Applicable à de nombreux formats (comité de groupe, comité de groupe européen, conseil d’administration), Dial-IA s’inscrit dans une dynamique de mise en conformité avec le règlement européen sur l’IA, qui impose aux employeurs d’identifier et cartographier les risques liés à ces technologies. L’outil propose notamment la mise en place d’un registre des systèmes d’IA et d’une « clause de revoyure ».

