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L’épargne salariale au cœur de près d’un accord d’entreprise sur deux en 2024

Sur les 80 000 accords d’entreprise signés en 2024, Plus de 45 % traitent d’épargne salariale, selon une enquête du ministère du Travail.

Le ministère du Travail a décompté 81 380 accords ou avenants conclus dans les entreprises en 2024, en baisse pour la deuxième année consécutive après le record en 2022 (à 88 570). « On a assisté à une très forte dynamique pendant une dizaine d’années et on assiste à un tassement, a souligné le directeur général du Travail, Pierre Ramain, cité par Les Echos. La baisse s’explique intégralement par la diminution très forte des accords de droit syndicaux et électoraux. » Il relève en particulier la concentration sur deux ans des scrutins, et donc des accords qui en fixent les modalités dans les entreprises, à la suite de la réforme des institutions représentatives du personnel inscrite dans les ordonnances Macron de 2017.

Les questions d’épargne salariale représentent 45,6 % du total, en progression de plus de 8 %. Suivent les textes sur les salaires et primes, 23 %.  Cela résulte, selon Les Echos, « à la fois d’une persistance, même si c’est à un niveau moindre, de l’inflation ainsi qu’à l’accord sur le partage de la valeur signé en novembre 2023 par les partenaires sociaux, souligne le document établi par la direction générale du Travail ».

Enfin, 23 % des accords ou avenants ont trait au temps de travail. Les trois quarts évoquant des sujets d’aménagement du temps de travail, devant la question de la durée collective qui vient juste après.

L’année 2024 a aussi vu le retour des accords sur les conditions de travail, qui ont augmenté de plus de 28 % en un an. « La dynamique a été particulièrement forte sur la santé au travail, qu’il s’agisse de prévention, de médecine du travail ou du fonctionnement des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), qui ont remplacé les CHSCT en 2018 », souligne Les Echos. En revanche, le télétravail a poursuivi sa baisse, alors que la question d’un retour au bureau des télétravailleurs est présente dans un nombre de plus en plus élevé d’entreprises. ■