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Les salariés font de plus en plus confiance à leurs syndicats

41 % des salariés du secteur privé estiment que les syndicats jouent un rôle irremplaçable dans leur organisation. Un chiffre en hausse par rapport à 2017.

Une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) montre que 41 % des salariés des entreprises de plus de dix personnes du secteur privé estimaient, en 2023, que les syndicats jouent un rôle irremplaçable dans leur entreprise, contre 37 % en 2017. Cette enquête « Réponse » (pour Relations professionnelles et négociations d’entreprise) réalisée tous les six ans repose sur un échantillon de quelque 30 000 salariés d’entreprises de plus de 10 salariés dans le secteur privé non agricole.

« L’étude établit une corrélation directe entre la taille de l’organisation et la légitimité de la représentation syndicale », analyse Le Figaro. Dans celles de plus de 500 salariés, les syndicats sont jugés irremplaçables par une large majorité, contre 31 % dans les entreprises comprenant entre 11 et 49 salariés et 39 % dans les entreprises entre 50 et 199 salariés. Plus l’entreprise est petite, plus le sentiment de pouvoir défendre soi-même ses intérêts est répandu. Ils sont 48 % dans ce cas dans les entreprises de 11 à 49 salariés, mais seulement 31 % dans celles de plus de 500 salariés.

Cette perception positive des syndicats, malgré les évènements contraires des dernières années – mouvement des gilets jaunes, crise du Covid-19, arrivée massive du télétravail… – est due au fait qu’ils conservent « leur rôle de régulation, de corps intermédiaire et ils sont respectés pour cela », selon Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail interrogé par Le Figaro. Mais, estime-t-il aussi, « on assiste surtout à une indifférence grandissante à leur égard, portée par les jeunes générations ».

Commentant cette étude, Les Echos souligne que « les cadres ont tendance eux aussi à penser pouvoir se débrouiller seuls, mais l’étude confirme également qu’ils sont en même temps plus confiants que la moyenne dans la capacité des représentants du personnel à influencer les décisions de la direction ».