Le groupe est le troisième représentant du secteur du BTP, avec VINCI et Bouygues, au sein de l’indice des grandes capitalisations françaises.
Le 22 décembre, le CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, a accueilli Eiffage, qui a pris la place de l’entreprise de tickets-restaurants Edenred. « Tout un symbole et une consécration pour Eiffage », estime Le Monde, « qui a failli s’écrouler en 1996 avant d’être sauvé in extremis par ses ouvriers et ses cadres de chantier ».
Né en 1993 de la fusion de Fougerolle et SAE, le groupe est aujourd’hui sur une trajectoire de croissance : l’année dernière, il a réalisé des ventes de 23,4 milliards d’euros, contre18,1 milliards en 2019. Et il a publié au troisième trimestre un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros et ses perspectives demeurent encourageantes, selon Les Échos.
Le journal économique cite notamment les analystes de Barclays (selon qui « la visibilité pour l’activité du groupe demeure très bonne, avec un carnet de commandes de 30,8 milliards d’euros, soit l’équivalent de presque 18 mois de chiffre d’affaires ») et de de JPMorgan (qui relèvent la « vision stratégique qui émerge au sein du groupe »). Très présent en Allemagne, Eiffage devrait, selon les observateurs, profiter du plan d’investissement dans les infrastructures annoncé en début d’année par le gouvernement allemand.
Selon Le Figaro, la progression régulière des résultats s’explique par le fait que l’entreprise « est restée fidèle à une stratégie : très vite, elle a repéré qu’exploiter des lieux ou des infrastructures (autoroutes, stade…) était complémentaire de la construction. Tout cela avec une rentabilité très élevée. » Une stratégie qui permet donc à Eiffage de devenir le
troisième « BTPiste » du CAC 40, aux côtés de VINCI et de Bouygues

