En s’investissant dans le monde syndical, Florence Martins-Blanchard, gestionnaire de comptes chez Area (APRR), se bat pour plus de justice sociale.
Pour Florence Martins Blanchard, adhérer à un syndicat était une voie naturelle, pour défendre ses valeurs d’« intégrité » et d’« altruisme ». Et puis en 2013, le délégué syndical de la CFE-CGC d’Area, une filiale du groupe Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), lui a proposé de l’aider à renforcer la section syndicale au sein de l’entreprise. « J’ai accepté parce que nous partagions la même vision d’un syndicalisme progressiste, qui ne manie pas la langue de bois et qui sait se faire entendre auprès du gouvernement lorsqu’il le faut, par exemple pour contester la réforme des retraites », explique-t-elle.
Aujourd’hui, cette gestionnaire de comptes chez Area – une filiale d’APRR, spécialisée dans les concessions autoroutières –, est représentante syndicale au comité social et économique (CSE) d’Area, élue membre du bureau Auvergne-Rhône-Alpes et trésorière de la section Autoroutes. Elle travaille aussi avec Patrick Fabregas, délégué syndical des Autoroutes Esterel-Côte d’Azur-Provence (Escota) et président de la section professionnelle Autoroutes.
Dans le secteur des travaux publics, par exemple, « certains freins ont été levés. On peut voir davantage de conductrices de travaux et de femmes ingénieures sur les chantiers », observe-t-elle. Pour autant, la route est longue. « Les syndicats doivent peser davantage sur le dialogue social pour imposer certaines obligations, comme celle de restaurer une vraie égalité des droits entre les femmes et les hommes. Et il y a fort à faire en matière de réduction des écarts de rémunération à qualification égale et d’égalité de salaires à carrière équivalente », affirme-t-elle.
Parmi les autres débats en perspective, cette syndicaliste convaincue de 53 ans compte bien défendre la revalorisation des métiers à prédominance féminine dans l’entreprise. La valorisation de certaines fonctions support (service de paye, comptabilité, responsable d’activité, chef de pôle etc.), habituellement sous-payées et généralement occupés par des femmes diplômées ayant parfois un Bac+5.
–> Lire le portait complet de Florence Martins-Blanchard sur le site de la Confédération

