Les activités à forte valeur ajoutée (R&D, prototypage, conception, maintenance…) y occupent une place centrale et nécessitent l’emploi de cadres à fortes expertises techniques.
Il n’aura fallu qu’un peu plus d’une décennie pour que la physionomie de l’emploi dans l’industrie en France change du tout au tout. Le système productif a fortement évolué et la concurrence internationale a grandement fragilisé des pans entiers de secteurs industriels notamment manufacturiers. De plus, la tertiarisation de l’économie et les vagues d’externalisation ont largement contribué à remodeler le visage de l’industrie française. Une nouvelle étude, que vient de publier l’Apec, confirme cette tendance profonde.
Pour faire face à un environnement économique en constante mutation, les industriels ont délocalisé une grande partie de leur production dans des pays à faible coût de main d’œuvre et se sont focalisés sur les activités à forte valeur ajoutée et/ou à forte intensité technologique. Résultat : en l’espace d’une douzaine d’années, le volume d’ouvriers et de techniciens, œuvrant, dans l’industrie s’est contracté de 18 %, alors que, dans le même temps, le nombre de cadres progressait de 20 % et avec lui le taux d’encadrement (21 % en 2021 contre 15 % en 2009).
Les transformations structurelles qui traversent l’ensemble de l’économie, qu’elles soient numériques, technologiques, énergétiques ou environnementales ont accéléré ce mouvement. En témoignent les 45 000 recrutements de cadres réalisés en 2023 par des entreprises industrielles (soit une progression de 15 % sur un an).
Les cadres recherchés se caractérisent souvent par des profils alliant compétences et expertises techniques élevées dans les domaines variés comme les process, méthodes et industrialisation, le pilotage en production industrielle, le développement informatique ou encore l’ingénierie R&D.
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