Face au parcours interminable des candidats, les cadres appellent à réduire la durée des recrutements.
Une récente étude de l’Apec pointe les nombreux dysfonctionnements des processus de recrutement jugés trop « longs et énergivores », qui de surcroît « surmobilisent » les candidats. Sans compter le manque d’informations par les recruteurs sur la fiche de poste ainsi que sur l’organisation des entretiens. L’étude remarque aussi « un relationnel durant les entretiens (…) parfois déceptif ».
En 2022, près d’une entreprise sur deux (48 %) a eu recours à ce type de cabinet de recrutement. Résultat, il fallait compter 12 semaines en 2023 contre seulement 9 en 2020, pour espérer décrocher un poste, note l’Apec.
« Les besoins sont là, mais les process se rallongent en raison d’une frilosité des entreprises liée à l’incertitude de la conjoncture. Dans l’attente des élections américaines, les fonds ont gelé leurs investissements », explique au Figaro Alexis Eychenne, directeur de la practice Executive Search du cabinet de recrutement Lee Hecht Harrison (LHH).
Les cadres appellent les entreprises à faire évoluer leurs méthodes vers des processus « efficaces et bien calibrés », avec pas plus de deux à trois entretiens – pour 90 % des cadres – avant de faire leur choix. D’ailleurs, les entreprises doivent faire face au ghosting des candidats qui ne donnent plus de nouvelles après un entretien. Ce phénomène prend de l’ampleur parce qu’ils recherchent avant tout « des employeurs plus agiles ».
-> Retrouvez notre enquête complète dans le nouveau numéro des Cahiers du BTP

