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LE MARCHÉ DE L’EMPLOI CADRE RÉSISTE PLUS QUE LES AUTRES

Malgré le ralentissement économique, l’année 2023 devrait être un bon millésime pour le marché de l’emploi cadre. Mais en 2024, de nombreux aléas pourraient impacter les prévisions d’embauche de cadres.

Après deux années de rebond économique spectaculaire, qui faisaient suite à un épisode récessif d’ampleur, lié aux conséquences de la crise sanitaire, la croissance économique hexagonale a marqué le pas en 2023, dans un contexte toujours inflationniste. La consommation des ménages, principal moteur de la croissance, a, elle aussi, reculé. En revanche, l’investissement des entreprises, levier important des embauches de cadres, est resté bien orienté et a progressé.

Selon Pierre Lamblin, Directeur des études de l’Apec, « le marché de l’emploi cadre résiste beaucoup mieux aux aléas conjoncturels que les autres catégories d’emploi. Les secteurs à fort taux d’encadrement (informatique, ingénierie-R&D, conseil) portent les transformations structurelles (numérique, énergétique, environnementale) et restent, quoi qu’il arrive, fortement recruteurs de cadres et créateurs d’emplois cadres. » Pour autant, relève l’Apec, le ralentissement économique en 2023 n’a pas épargné certains secteurs d’activités, dont celui de la construction, où le volume de recrutement de cadres devrait baisser.

Il n’en demeure pas moins que l’année 2023 devrait être, globalement, un bon millésime, pour le marché de l’emploi cadre, avec encore vraisemblablement un niveau élevé de recrutement de cadres, mais en deçà des 308 800 prévus par les entreprises. Mais en  2024, de nombreux aléas (conjoncture économique, tensions géopolitiques, conflits, catastrophes naturelles…) pourraient impacter les prévisions d’embauche de cadres, rendant l’exercice complexe pour les entreprises.

Selon les instituts de conjoncture, la croissance se maintiendrait en 2024 à un niveau équivalent à celui de l’année précédente, « mais qu’en sera-t-il de la confiance des entreprises, notamment pour celles de petite taille ?, se demande Pierre Lamblin, qui ajoute que  «  les difficultés de recrutement des entreprises pourraient persister et avoir un impact sur leurs pratiques de recrutement et aussi celles de fidélisation de leurs salariés ».