Le syndicalisme au temps du coronavirus

La pandémie de Covid-19 apparaît finalement comme un révélateur. Si cette « crise sanitaire majeure de notre époque », comme la qualifie l’Organisation mondiale de la Santé, s’est muée en onde de choc économique et sociale, elle est également l’occasion de trouver des réponses neuves.

Avant toute chose, il nous faut, évidemment et plus que jamais, prendre soin de notre entourage et rester à l’écoute. Ce souci de soi et des autres ne remonte pas au Covid-19, mais une fois la pandémie passée, rien ne sera tout à fait comme avant.

Pour notre syndicat, l’une des questions levées par cette crise était celle de la poursuite ou de l’arrêt d’une réforme que nous dénonçons depuis des mois aux côtés de la CFE-CGC. Le 16 mars, le chef de l’État a annoncé le report de l’examen du projet de loi sur les retraites. Dans les heures qui ont suivi, la conférence de financement était, elle, suspendue. Si ces décisions étaient

inévitables, il est difficile d’imaginer que ces événements ne rebattent pas les cartes de notre système de retraite ou d’assurance-chômage.

Que penser alors du syndicalisme au temps du coronavirus ? Comment nos délégués syndicaux (DS) peuvent-ils réagir dans des entreprises où le télétravail s’est imposé, où des réunions de CSE se tiennent par visioconférence, où les chantiers sont malheureusement souvent à l’arrêt ? Cette période exceptionnelle prouve combien le « syndicalisme de proximité » n’est pas un vain mot.

Les sections de la CFE-CGC BTP sont là pour garder le lien avec les salariés en confinement, pour répondre à leurs questions, pour détecter parfois des situations de détresse.

Nos DS font preuve ces dernières semaines de créativité pour transmettre aux salariés les informations essentielles sur la vie de leur entreprise. Je tiens à remercier chaleureusement nos adhérents, nos élus, ainsi que l’ensemble des sections de notre syndicat pour leur engagement sans faille.