RSE, développement durable : la CFE-CGC accélère

Global Compact, « ODD » (objectifs de développement durable), Comité 21 et autres Projet de loi Climat et Résilience : la responsabilité sociale et environnementale a ses cénacles, son calendrier (national voire planétaire) et son vocabulaire (jadis réservé aux initiés).

Encore que ces « initiés » soient de plus en plus nombreux : 700 inscrits au webinaire que vient d’organiser la CFE-CGC sur le thème « Comment renforcer ses actions pour participer à la réussite de la transition écologique ? », 200 participants effectifs en ligne. Et que les thèmes, jadis mineurs, soient devenus majeurs dans l’espace public. Sans que cela constitue une nouveauté pour la CFE-CGC.

Comme l’a rappelé Madeleine Gilbert, Secrétaire nationale CFE-CGC en charge du secteur Nouvelle offre syndicale, Développement durable et RSE, dans son discours d’introduction aux débats, « intégrer la RSE et le développement durable dans le champ du dialogue social, de la négociation et de la gouvernance était déjà LE slogan de la CFE-CGC en 2013. ».
Elle a aussi parlé de « combat historique », rien de moins, pour qualifier le fait que la protection de l’environnement et la protection sociale des salariés « relèvent désormais autant l’une que l’autre du socle fondamental de l’action syndicale ».

À ses côtés, François Moreux, délégué national CFE-CGC RSE-Développement Durable, et les deux autres co-organisateurs, Mathilde Despax, présidente du Gate 17 (cabinet de conseil aux représentants du personnel dédié aux prérogatives environnementales) et Timothée Quellard, cofondateur d’Ekodev (cabinet de conseil en développement durable), ont piloté des interventions sur les aspects juridiques et techniques de la RSE au sein du dialogue social d’entreprise. Avec, en complément, les témoignages de deux militants CFE-CGC engagés : Magaly Frey, élue au CSE de Capgemini, et Nicolas Eono, délégué syndical chez Orange Business Services.

Si le public était largement composé d’adhérents et de militants, il comprenait aussi nombre de responsables RH et de dirigeants d’entreprises, la RSE étant devenue un actif stratégique des sociétés notamment pour le recrutement des jeunes diplômés, sourcilleux sur le respect de ces questions. Plusieurs militants ont d’ailleurs contacté ensuite les organisateurs du webinaire pour savoir comment intégrer le « réseau RSE » mis en place par la Confédération et composé d’une quarantaine d’ambassadeurs sur le terrain.

Il est indispensable que nos militants montent en compétences sur la RSE. »

« C’est la preuve qu’il y a un écho et que ce mode de sensibilisation rapide par internet répond à une demande. De ce point de vue, ce webinaire était particulièrement adapté », se félicite Madeleine Gilbert. En l’occurrence, les candidats se verront proposer les deux formations RSE et développement durable disponibles dans le catalogue du Centre de formation syndicale (CFS) de la CFE-CGC. « Il est indispensable que nos militants montent en compétences, tout comme il doit y avoir des commissions RSE obligatoires dans les comités sociaux et économiques (CSE) », argumente Madeleine Gilbert.

Au chapitre des actions politiques et des projets, la CFE-CGC a accompli un gros travail de conviction auprès des sénateurs et des députés dans le cadre du Projet de loi « Climat et Résilience ». Elle a porté plusieurs amendements qui ont été repris dans la partie de la loi concernant les prérogatives dévolues aux CSE. Pour muscler les outils de l’action RSE, la charte développement durable de la Confédération va être remise à jour d’ici septembre. Un guide intitulé « Comment et pourquoi créer une commission environnement au sein du CSE ? » sera également édité dans les prochains mois. Entre autres initiatives à suivre.

Gilles Lockhart