Égalité professionnelle : la CFE-CGC La Poste en pointe

S’il est un domaine où La Poste se veut exemplaire, c’est bien celui de l’égalité professionnelle. Dans la lignée des quatre précédents depuis 2005, l’accord signé le 21 juillet dernier par la direction et cinq organisations syndicales pour la période 2022-2025 vise à la fois à conforter les politiques déjà mises en place et à fixer de nouvelles ambitions. « Au terme d’une négociation constructive, nous sommes satisfaits d’un texte comportant plusieurs avancées significatives pour l’encadrement, en particulier l’objectif que les femmes représentent, d’ici 2025, 40 % des cadres stratégiques (contre 35 % aujourd’hui) et 50 % des cadres supérieurs (contre 45 %) », souligne la négociatrice CFE-CGC Marie-Laure Dufourcq, secrétaire territoriale et membre du bureau exécutif de la section. 

UNE DYNAMIQUE FAVORABLE  

La dynamique est clairement favorable : les actions instaurées par le précédent accord (2019-2022) ont permis au Groupe La Poste (près de 200 000 salariés en France) d’obtenir 94/100 à l’index de l’égalité professionnelle. L’entreprise compte aujourd’hui 52,7 % de femmes dont 52 % dans l’encadrement. Si les écarts de salaires y sont très faibles entre les femmes et les hommes (0,2 % en faveur des femmes en 2021), le nouvel accord prévoit, pour continuer de les résorber, une enveloppe annuelle de 400 000 euros réservée à des mesures individuelles.

BRISER PROGRESSIVEMENT LE PLAFOND DE VERRE

Représentative dans l’entreprise, la CFE-CGC y joue depuis des années un rôle moteur afin de lutter contre le phénomène bien connu du plafond de verre. « Nos équipes se sont toujours battues pour la progression des femmes parmi les cadres et ce jusqu’aux plus hauts niveaux, témoigne Marie-Laure Dufourcq. Nos efforts portent leurs fruits. Outre la progression dans l’accès à des postes à responsabilité, La Poste a systématisé les recherches de candidatures féminines pour les postes vacants, en interne comme à l’externe. Des jurys mixtes ont aussi été mis en place lors des recrutements. Toutes ces actions sont importantes car nous considérons que la mixité constitue un levier de performance pour l’entreprise. »

TEMPS PARTIEL : DES AVANCÉES POUR LES CADRES

Autre avancée à porter au crédit de la CFE-CGC : le temps partiel pour les cadres. « Nous avons bien fait stipuler dans l’accord que le temps partiel ne devait pas constituer un obstacle à l’évolution de carrière ou une source de discrimination, y compris pour l’encadrement, explique Marie-Laure Dufourcq. De la même façon, les objectifs et la charge de travail doivent être en adéquation avec un temps partiel. »

DES MESURES EN FAVEUR DE LA PARENTALITÉ

Parmi les autres points saillants de l’accord, la militante met en avant les mesures pour lutter contre les violences sexistes, avec notamment un effort porté sur la formation des managers à ces sujets. Et celles en faveur de la parentalité dont la possibilité pour les femmes enceintes de télétravailler jusqu’à cinq jours par semaine si leur activité le permet, et des formations pour celles qui ne peuvent plus occuper leur poste de travail habituel pendant la grossesse.

Mathieu Bahuet